Accrochez vos ceintures (et préparez les bières dans la glacière), voici Convoy (Le Convoi), ce chef-d'oeuvre routier de 1978 où le héros principal n'est pas qu'un homme, mais aussi son semi-remorque Mack de 38 tonnes. Enfin, ils ne sont pas les seuls... et même qu'au fur et à mesure du film, il y en a de plus en plus ! Alors, vous êtes prêts à vous lancer, vous-aussi, sur le grand ruban ou vous préférez laisser le cerceau à quelqu'un d'autre ?
Le dérapage (incontrôlé) C'est là que le film part en liberté conditionnelle : Sur la Citizen Band : Rubber Duck lance un appel pour prévenir les copains. Sur la route : Le shérif teigneux se lance à leur poursuite. L'effet boule de neige : Ce qui devait être une simple fuite entre trois camions se transforme en une monstrueuse procession de dizaines puis de centaines de semi-remorques dans une sorte de manifestation routière contre les violences policières. Le bordel général : Sans trop savoir pourquoi, le convoi devient un phénomène politique et social. Les routiers détruisent alors les barrages, traversent des états, enfoncent des stations-services et deviennent des héros hippies anti-système malgré eux. Il n'y aurait pas comme un peu de "Vanishing Point" là dessous ? (autre road-movie de 1970). Pendant ce temps, le shérif Wallace devient complètement zinzin et traque le convoi comme s'il s'agissait d'une invasion extraterrestre.
Une réussite ? Ce film a été descendu en flamme par la critique à sa sortie. A la fois pas assez noir pour un drame, pas assez humoristique pour concurrencer le déjanté Smokey and the Bandit, son positionnement est manifestement incompris. Ce qui ne l'empêchera pas d'être un succès commercial, car il faut lui reconnaître un certain aspect jubilatoire avec sa pression qui monte-monte-monte... et les moyens impressionnants qui ont été dépêchés pour le réaliser. Bon, on ne va pas se mentir, si vous n'aimez pas les camions, passez votre chemin (prenez le train). Alors, oui, il y a bien les jolis paysages de l'Ouest sauvage et désertique américain, mais ça ne va pas sauver ce film à vos yeux. Il est a remettre dans son époque où ce genre film était légion : outre le déjà cité Smokey and the Bandit, il y avait aussi Breaker ! Breaker ! ou même Handle with Care pour l'aspect Citizen-band et toute cette liste, juste pour l'année 1977 ! Convoy, c'est une sorte de Western sur roues, à moins que ce soit un Road-movie révolutionnaire... tout ce que je sais c'est que la Citizen-Band y est omni présente. Conclusion J'ai une tendresse particulière pour ce film et son positionnement bancal. Attention cependant, car il réveillera peut-être votre instinct révolutionaire qui était endormi en vous depuis longtemps ! Sa leçon: ne cherchez jamais des noises à un routier sympa qui a un emblème canard fixé sur le capot de son 38 tonnes et un poste CB dans sa cabine !
En cherchant un peu, vous trouverez le film complet en V.O. sans difficulté sur Youtube.
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